Les premières traces d’occupation humaine remontent à l’âge du bronze, mais les vestiges les plus importants datent du Moyen Age. En effet, une motte, un manoir et une chapelle sont construits aux environs des XI  et XII siècles.

A cette date, le village s’intègre à l’honneur de Cléville. Les détenteurs de cet « honneur », qui doivent un service militaire au duc de Normandie , sont successivement HUGUES de CREPICOR ou de CREVECOEUR , puis GUILLAME de CREPICOR et enfin son gendre, JOURDAIN du HOMMET. Ces derniers cèdent l’église Notre-Dame à l’abbaye Saint Martin de Troarn. Le territoire passe ensuite aux mains du seigneur de Beuvron.

Sous le règne de Mazarin, le marquis de Beuvron, FRANCOIS D’HARCOURT , qui est aussi seigneur de Cléville, s’allie au duc de Longueville et mène la fronde contre le roi.

La paroisse de Cléville n’est pas très riche et les pauvres y sont nombreux. En 1775, pour y remédier, l’abbé Quesnel, prêtre de la paroisse, met en place une école de dentelle.

Cinq ans plus tard, une épidemie de petite vérole tue 29 personnes, dont 20 enfants. C’est de la période de la révolution que date le partage des marais entre les habitants et le duc de Beuvron. Ce partage commencé en 1778 se terminera en 1838 par un tirage au sort. Sous Napoléon, Cléville comptait plusieurs boulangers, des cafés-épiceries, un horloger, un cordonnier, des gendarmes ainsi qu’un notaire.

Entre 1860 et 1861, Cléville change de forme car une partie (245 ha) est cédée pour former Croissanville. La commune commence alors à se dépeupler au profit des bourgs et des villes (Argences, Mézidon, Caen).

En 1893, deux écoles sont établies sur la commune, l’une pour les filles l’autre pour les garçons.

Au début du  XX siècle , une fromagerie s’installe à l’initiative et sous la direstin de Mr Finard.

Elle sera vendue à Mr Goupil, ferblantier, puis en 1920 à Mr Lepetit. Les établissements Besnier achètent l’entreprise en 1978 pour la fermer en 1982. Elle employait alors une centaine d’ouvriers.

L’électricité et le téléphone sont installés entre 1929 et 1932. mais les « écarts » ne seront faits qu’en 1954-1955. En 1930, le conseil municipal refuse, à la majorité le téléphone sous prétexte « que ce n’est pas utile » !!!

 

 

Comme de nombreuses communes du canton , Cléville subit de plein fouet  la bataille de Normandie et les destructions y sont importantes, sanctionnées par une croix de guerre.

En 1955, les routes  de la communes sont goudronnées.

 


Voir aussi :

Le camembert LePetit et Cléville